« Dans un monde injuste ou indifférent », « les mots justes trouvés au bon moment sont déjà une action. »
Une petite énigme pour aborder 2026…Je me suis amusée à mêler les citations de deux philosophes français. Les découvrirez-vous ?

Mes réactions orientées « changement », au fil de l’actualité…
« Dans un monde injuste ou indifférent », « les mots justes trouvés au bon moment sont déjà une action. »
Une petite énigme pour aborder 2026…Je me suis amusée à mêler les citations de deux philosophes français. Les découvrirez-vous ?

Lors d’une conférence très savante à l’Institut de France sur les « voeux du paon »1, une question inattendue a suscité chez moi une réflexion sur la dynamique du savoir et de la collaboration dans le monde de l’entreprise. Une personne se présentant comme béotienne en matière de vœux chevaleresques a demandé à la conférencière pourquoi, un siècle plus tard, on était passé des « voeux du paon » aux « voeux du faisan ». Pourquoi ce changement d’animal, du paon au faisan ?
L’experte, loin de se sentir déstabilisée par cette question, a répondu avec une humilité remarquable. Elle a admis ne pas connaître la réponse et a ensuite demandé si quelqu’un dans le public pouvait apporter une réponse.

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Dans le contexte de l’entreprise, avoir des personnes de profils différents est essentiel pour bénéficier de questions « hors du cadre ». Ces questions, souvent posées par des individus qui ne sont pas experts dans le domaine, peuvent ouvrir de nouvelles perspectives et stimuler l’innovation.
L’humilité intellectuelle, ou la capacité à dire « je ne sais pas », est un autre atout souvent sous-estimé. Dans un environnement où la pression pour paraître omniscient est forte, admettre son ignorance peut sembler contre-intuitif. Pourtant, reconnaître ses limites et être ouvert à l’apport des autres est une marque de maturité professionnelle. Cela crée un environnement de travail où chacun se sent valorisé et encouragé à partager ses idées. Cette culture de l’humilité et de la collaboration peut conduire à une augmentation significative du savoir de l’entreprise.
En fin de compte, cette anecdote nous rappelle l’importance de cultiver une culture de l’apprentissage continu au sein de l’entreprise. Une entreprise qui valorise la diversité des profils et l’humilité intellectuelle est mieux équipée pour naviguer en environnement BANI2.
Seuls les changements menés avec brutalité seraient capables de transformer profondément notre société. Cette idée semble gagner du terrain parmi les décisionnaires du monde politique et pourrait se propager à celui de l’entreprise…On pense à la « tronçonneuse » d’un certain président argentin, symbole de coupures drastiques et spectaculaires, ou encore à la communication provocante et déstabilisante de l’homme le plus riche du monde.

Ces approches séduisent certains esprits, certes mais ne risquent-elles pas d’induire dans les cerveaux que la profondeur d’un changement se mesure à la brutalité de son exécution ? La brutalité serait-elle nécessaire pour mener un changement profond ?
Je crois que non.
Pour initier le changement il est certes indispensable de mobiliser les esprits en montrant l’urgence à faire (cf. Kotter) ou le risque à ne pas faire. En revanche, pour décider du changement, il est dangereux que celui qui a le pouvoir choisisse la tronçonneuse s’il veut des résultats durables et qui n’aient pas d’effets secondaires (conséquences inattendues, résistances profondes, fractures rendant la coopération impossible) plus nocifs que le remède initial apporté. Je ne cite pas d’exemples douloureux, chacun en a en tête…
La véritable audace ne réside pas dans le spectaculaire, mais dans la capacité à :
La brutalité peut sembler être une solution rapide, mais elle est souvent trompeuse. Un changement véritablement radical et durable repose sur des fondations solides, construites par le respect, l’écoute, la collaboration et les intérêts mutuels bien compris. Plutôt que de brandir la tronçonneuse, choisissons d’outiller nos entreprises avec des méthodes qui favorisent l’adaptabilité et l’ancrage du changement.
Et vous, quelles sont vos réflexions sur les façons de mener le changement ?
Intelligence
1. Plonger dans la conférence « Faire dialoguer les cultures » de Souleymane Bachir Diagne, au Louvre.
Joie et sens
2. Vibrer aux cérémonies d’ouverture des JO et JOP de Paris 2024
Parfum de privilège
3. Assister à une répétition générale de l’orchestre Pasdeloup à la Philharmonie de Paris.
Raffinement
4. Se replonger dans A la recherche du temps perdu…
Humain, tellement humain
5. Participer à l’opération Faut Qu’on Parle, organisée par les medias Brut et La Croix
Plaisir gourmand
6. Déguster pâtisseries et thés d’exception lors d’un tea club chez Mariage Frères
Moment de grâce
7. Croiser le regard d’un chat vagabond dans le jardin de mon immeuble.

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Engagement
8. Se nourrir des actions portées par les intervenants d’une table ronde à la Cité de la Réussite sur le thème « Ré-enchanter les discours climatiques »
9. Participer aux travaux de réflexion des Labs d’un institut de recherche.
Beauté
10. S’éblouir devant les cristaux et gemmes du Musée de Minéralogie de l’Ecole des Mines
11. Redécouvrir les sculptures de Brancusi au Centre Pompidou
12. Déambuler dans le palais de Béhague, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine
Et vous quels sont vos trésors de 2024 ?
Prêts pour la chasse aux trésors de 2025 ?
Il était une fois un chef de projet, Ulysse qui s’apprêtait à prendre un tournant dans sa carrière pour devenir scrum master*. Ulysse était conscient que sa nouvelle mission exigeait un savoir-être et un savoir-faire différents de ceux qu’il maîtrisait en tant que chef de projet. Ayant déjà travaillé avec la fée Néï lors d’une précédente aventure *, il décida de faire à nouveau appel à cette experte du changement. Ensemble, ils décidèrent de passer en revue les écueils qu’Ulysse allait devoir apprendre à éviter dans sa nouvelle mission.

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Pouvoir hiérarchique
Contrôle
Résolutions de problèmes
Epilogue
Conscient de tous ces changements comportementaux, Ulysse put aborder sa nouvelle mission dans les meilleures conditions. Ne dit-on pas qu’un scrum master averti en vaut deux ?
* facilitateur qui accompagne l’équipe dans l’amélioration continue de sa performance, en garantissant l’application de l’approche agile sans être un manager hiérarchique. Dit autrement, coach agile qui libère le potentiel collectif d’une équipe.
**lire le conte sur la migration au cloud
🔊 Vous pensiez que la conduite du changement était ennuyeuse ? Faux ! 🌞🌴 Cet été, nous vous emmenons dans un voyage découverte à travers les méandres de l’accompagnement au changement.
Oubliez les histoires d’amour à l’eau de rose et les enquêtes policières sans fin, cette année, nous vous proposons un feuilleton sur… la conduite du changement !

Notre jeune héroïne sera une praticienne du changement, fraichement nommée au sein d’une direction de programme. Elle devra apprendre à travailler avec le Product Owner qui ne partage pas sa vision de l’accompagnement au changement…
Vous allez vous reconnaître dans certaines situations et vous allez peut-être même apprendre quelques trucs utiles.
Préparez le popcorn 🍿, installez-vous confortablement et suivez notre saga estivale sur la conduite du changement !
🚀 Bel été à tous et à très vite pour le premier épisode !
🏅Laquelle de ces citations sur le changement préférez-vous ? Indiquez votre choix en commentaire !
🫱🏻🫲🏽Connaissez-vous d’autres citations inspirantes sur le changement ? Partagez-les en commentaire !

🏷️Je suis toujours ébahie par le nombre d’étiquettes qui collent à la « conduite du changement ». Cette expression aurait-elle autant de définitions que d’interlocuteurs ?
Associée au déploiement pour les uns, à de la pure communication façon « emballage cadeau » pour d’autres ou encore à du coaching pour certains, elle finirait presque par se vider de son sens.
Loin d’être un simple slogan managérial, la conduite du changement est une approche méthodologique, avec ses outils et ses pratiques. Elle s’applique à une transformation sans ou avec une partie « technique ».
Exemple « sans » :
Exemple « avec » :
💻Dans le cas où la technique au cœur de la transformation est l’informatique, la conduite du changement gagne à s’articuler avec la méthodologie suivie pour piloter le projet informatique, approche agile ou mode cascade.

La conduite du changement prend en charge le « facteur humain » de la transformation. Elle existe pour contribuer à atteindre les objectifs et le ROI du projet en s’attachant à créer une vision partagée susceptible de mobiliser l’engagement du plus grand nombre. La vision partagée 🛣️construite par la conduite du changement prendra en compte les perspectives de bénéfices pour les utilisateurs, les populations cibles et leur parlera métier plutôt que ROI.
La conduite du changement participe également de la culture d’apprentissage et d’amélioration continue de l’entreprise.
Paradoxe de la conduite du changement, jugée « importante » ou « très importante » par les entreprises, elle est souvent la première cible lors des réductions budgétaires.
Comment expliquez-vous cela ? 🤔 J’ai bien quelques idées sur le sujet mais j’aimerais tant que vous exprimiez les vôtres ! 😊
LinkedIn m’a récemment invitée à contribuer à un article collaboratif sur les avantages à travailler dans le conseil en conduite du changement. Cela m’a donné envie de me pencher sur les intérêts que je trouve à mon métier.
🧵Concevoir du sur-mesure. En conduite du changement, pas de taille unique, pas de copier-coller. Chaque client a ses particularités, ses défis et ses opportunités. Alors on sort sa boîte à outils, on prend les mesures et on crée un accompagnement adapté pour un changement réussi. Une superbe opportunité d’exercer sa créativité !
🤩Faire une différence. On intervient pour aider l’organisation à s’adapter aux changements du marché, à améliorer sa performance et à créer un environnement de travail inspirant pour ses équipes. Piloter un projet sans conduite du changement et piloter le même projet avec une conduite du changement structurée…ça fait vraiment une différence.
⏫Apprendre en permanence. Comme le management, la conduite du changement donne l‘opportunité d’apprendre et de progresser jusqu’à sa dernière mission. Les consultants doivent se tenir informés des dernières recherches et développements dans le domaine, ce qui peut être très stimulant intellectuellement. En conduite du changement, être « senior » n’est pas synonyme de dépassé.
🎨Exercer une activité transverse. La démarche d’accompagnement du changement s’applique à tous les secteurs et il n’est pas besoin d’être spécialisé dans un secteur d’activité en particulier pour être efficace. Il suffit d’être un peu caméléon ! Porter un regard de « naïf » sur l’organisation et son secteur d‘activité s’avère également souvent fructueux.
😇Aucun risque de prendre la grosse tête. La conduite du changement est un rappel constant à la modestie car on travaille avec des êtres humains, leurs émotions, leurs peurs et leurs résistances. Et le meilleur dans tout ça ? C’est qu’on apprend à écouter, à comprendre et à accompagner les autres…

Le monde n’est que changement. Il est d’autant plus important de se trouver ses rituels à soi, pour se sentir vivant et nourri des énergies les plus puissantes.
Hier soir, à la Salle Pleyel, j’ai eu le privilège d’assister une fois de plus au spectacle envoûtant du groupe Kodo et je suis toujours aussi émerveillée ! Ce groupe japonais de taïko a su captiver les cœurs et les esprits du monde entier avec leur art des percussions japonaises, et je suis fière de dire que je suis une fan depuis leurs débuts à Paris, il y a environ 40 ans. Je suis admirative de leur talent, énergie et passion. Leur performance artistique et athlétique incarne l’excellence individuelle et la puissance de la collaboration au service de la force du groupe.

La maîtrise parfaite de l’art du taïko, la beauté des tambours et des gestes venant les frapper, sans oublier une pointe d’humour dans certains morceaux ont de quoi susciter une admiration profonde.
Un spectacle de Kodo, c’est bien plus qu’une simple soirée de divertissement. C’est un rituel énergisant, une expérience sensorielle et culturelle incomparable.
Chacun de leur spectacle est pour moi une source d’inspiration, une expérience qui me transporte et me donne la force d’affronter les difficultés du quotidien.

Ce que j’aime particulièrement chez Kodo, qui signifie en japonais « battement de cœur » et « enfant du tambour », c’est l’engagement total de chaque artiste et le sens du collectif. Leurs tambours résonnent en moi comme un appel à l’action.
Voir et entendre Kodo pendant 2 heures est une véritable leçon de vie qui vous accompagnera longtemps après le spectacle. Je crois qu’il reste quelques places pour Kodo à Nantes (6/3/2024), Rennes (7/3/2024) et Lyon (9/3/2024). Profitez-en !